Petit tour d’horizon des fêtes et traditions qui ponctuent la vie en France au fil des mois. A votre agenda !

Les différents types de fêtes célébrées en France

En préambule, faisons le point sur les différents types de fêtes célébrées en France. On considère en effet qu’il existe trois grands types de fêtes : les fêtes historiques, les fêtes religieuses et les fêtes civiles. Les fêtes historiques font référence à des événements qui ont marqué l’Histoire de France. Les fêtes religieuses, quant à elles, correspondent à des dates-clé de la religion catholique. Ainsi, ces fêtes correspondent aux anciennes et principales traditions et pratiques religieuses françaises. Aussi, même si la République française repose sur le principe de la laïcité, ces différentes fêtes continuent d’être célébrée aujourd’hui, par tradition plus que par conviction religieuse.     Enfin, les fêtes civiles permettent de célébrer les dates importantes de la vie civile et/ou politique de la France.

            Par ailleurs, parmi tous les jours de fêtes français, certains sont fériés : ce sont des jours où la grande majorité des habitants de la France ne travaille pas. Il y a onze jours fériés en France. De quoi rendre heureux les Français…surtout lorsque ce jour férié se situe deux jours avant ou après le weekend ! En effet, dans ce cas précis, il est assez commun de prétendre à une période non travaillée de quatre jours consécutifs : le jour férié + un jour de congé supplémentaire + les deux jours habituels du weekend. Voilà ce que les Français appellent “faire le pont”. 

            Regardons maintenant de plus près les principales différentes fêtes et traditions qui rythment chaque année la vie française.

Les fêtes et traditions françaises du premier trimestre (janvier, février, mars)

Vous le savez, le début d’année est propice aux vœux, aux souhaits pour l’avenir. C’est ainsi que nous souhaitons à l’ensemble de notre entourage “une bonne année” ou encore nos “meilleurs vœux”. Si la tradition voulait que l’on envoie de jolies cartes pour adresser nos belles pensées pour l’année à venir, de nos jours il est d’usage de le faire via les réseaux sociaux ou messages électroniques, ce qui est souvent considéré comme regrettable pour les personnes attachées aux traditions.  Le 1er janvier, ou Nouvel An, est un jour férié, pour bien commencer l’année ! Il s’agit d’une fête civile. Le début d’année est également marqué par ce qu’on appelle “les bonnes résolutions”. C’est le moment pour chaque Français de décider des mauvaises habitudes à arrêter, des projets futurs à réaliser, etc. Bien sûr, la plupart du temps, on oublie vite les résolutions prises les premiers jours de l’année, surtout lorsqu’il s’agit de faire plus de sport ou de limiter sa consommation de chocolat ! Le 6 janvier suivra une fête religieuse, l’Epiphanie. Son origine se trouve dans la religion chrétienne et fait référence aux trois Rois Mages venus apporter des cadeaux à Jésus quelques jours après sa naissance. Aujourd’hui, cette fête est souvent nommée “Fête des Rois”. A cette occasion, les Français ont pour habitude de déguster une galette des rois, gâteau sucré dans lequel se cache une fève. La personne qui découvre la fève dans sa part de galette devient le Roi ou la Reine de la fête ! Comme les Français sont très gourmands, on continue le 2 février avec la fête de la Chandeleur, religieuse elle aussi. La tradition veut que nous mangions de délicieuses crêpes sucrées, pour le plus grand bonheur des enfants (et bien souvent de leurs parents !). Quelques jours plus tard, le 14 février, ce sont les amoureux qui font la fête à l’occasion de la fête civile de la Saint Valentin. Dîner au restaurant, chocolat, parfum, bouquet de roses rouges sont les cadeaux traditionnellement offerts ce jour-là. Mais de nombreux Français se refusent de célébrer cette fête, jugée trop commerciale. On finit le premier trimestre en beauté avec la célébration le 20 mars de la journée de la langue française et de la francophonie ! Ce jour-là, de nombreuses écoles de langue française proposent à leurs étudiants de participer à des jeux, concours ou encore ateliers culturels.

Les fêtes et traditions françaises du deuxième trimestre (avril, mai, juin)

Le deuxième trimestre du calendrier civil est réputé pour être le trimestre préféré de nombreux Français. Pourquoi ? C’est très simple : il s’agit du trimestre regroupant le plus grand nombre de jours fériés. Le 1er avril ou Poisson d’avril (qui n’est pas un jour férié) est une fête civile célébrée dans de nombreux pays du monde. C’est le jour des farces et des plaisanteries, même les journalistes s’amusent à diffuser de fausses informations. On continue avec Pâques. Cette fête religieuse présente une particularité intéressante. C’est une fête dite mobile, c’est-à-dire qu’elle n’est pas célébrée à date fixe. En effet, il faut se référer au calendrier lunaire. Ainsi, le dimanche de Pâques est toujours célébré le premier dimanche après la pleine lune qui suit l’équinoxe du printemps. Le lundi de Pâques est un jour férié. Dans la religion chrétienne, cette fête célèbre la résurrection du Christ. Aujourd’hui, il s’agit d’un moment passé en famille, bien souvent autour d’un repas de fête où l’on partage traditionnellement un agneau dit pascal. Par ailleurs, les enfants s’amusent à chercher des œufs, poules ou lapins en chocolat, dissimulés dans le jardin par les adultes de la famille. Gare aux crises de foie ! On continue avec la fête du travail, chaque 1er mai. A l’occasion de cette fête civile et internationale, les syndicats de travailleurs français organisent une grande manifestation dans les rues de la capitale. Ce même jour, il est d’usage d’offrir aux gens que l’on aime un petit brin de muguet, fleur très parfumée dont on dit qu’elle porte bonheur. Quelques jours plus tard, le 8 mai, survient une fête historique qui marque la fin en France de la seconde guerre mondiale en 1945. C’est un jour férié, un rendez-vous national de recueillement et de nombreuses cérémonies militaires sont organisées à travers le pays devant le monument aux morts. Puis vient la fête de l’Ascension, célébrée quarante jours après Pâques. Il s’agit d’une fête mobile et religieuse. Pour les catholiques, c’est le souvenir de la montée de Jésus au Paradis. Pour la grande majorité des Français, petits et grands, c’est aussi le moment de profiter de quatre jours de vacances. En effet, l’Ascension tombe toujours un jeudi… ce qui permet de faire le pont et de ne reprendre le chemin de l’école ou du travail que le lundi suivant ! On continue l’année avec la Pentecôte, qui est également une fête mobile d’origine religieuse célébrée le septième dimanche après Pâques en mémoire du Saint-Esprit descendu sur les apôtres de Jésus. Le lundi qui suit étant un jour férié, la majorité des Français retiennent uniquement de cette fête  la possibilité de profiter d’un weekend de trois jours. Au printemps, il y a aussi la fête des mères et la fête des pères.

Les fêtes et traditions françaises du troisième trimestre (juillet, août, septembre)

C’est le 14 juillet qu’est célébrée la fête nationale de la France. Ce jour férié, d’origine historique rappelle un événement majeur de la Révolution française : la prise de la Bastille. De nos jours, les Français peuvent admirer de magnifiques feux d’artifice ou encore danser au bal des pompiers de la plupart des communes françaises. Par ailleurs, des défilés militaires sont organisés. Le défilé parisien est traditionnellement retransmis en direct à la télévision. La fête suivante est religieuse. Il s’agit de l’Assomption. Ce jour-là, qui est férié, les catholiques se souviennent de la montée au ciel de Marie. Pour les Français, c’est souvent l’occasion d’admirer un feu d’artifice sur leur lieu de vacances puisqu’il s’agit d’une période estivale.

Les fêtes et traditions françaises du quatrième trimestre (octobre, novembre, décembre)

La fin d’année est marquée par la célébration d’Halloween le 31 octobre, fête au cours de laquelle les enfants se déguisent en personnages terrifiants et exigent bonbons et confiseries sous peine de se voir jeter un mauvais sort. Le lendemain, 1er novembre, est un jour férié d’origine religieuse. C’est la Toussaint, fête en hommage aux personnes décédées dont les proches vont fleurir les tombes au cimetière. La fête suivante est le 11 novembre, jour de commémoration de la victoire de la première guerre mondiale en 1918. Tout comme le 8 mai, ce jour férié est connu pour ses nombreux hommages rendus aux soldats morts pour la France. La fin de l’année approche à grands pas, il est temps de décorer les rues, les magasins et les maisons dans l’attente des fêtes les plus populaires : celles de Noël. Les enfants écriront peut-être une lettre au Père Noël pour dresser la liste de leurs envies, et les adultes réfléchiront au délicieux repas qu’ils partageront en famille pour le réveillon du 24 décembre. Le 25 décembre, jour férié religieux célébrant la naissance de Jésus, tous les Français déballeront leurs cadeaux et boiront probablement une coupe de champagne. Ils auront une petite semaine pour se préparer au réveillon festif de la Saint Sylvestre, le 31 décembre, pour célébrer le passage à l’année suivante, entre amis généralement.

On vous a expliqué la différence mais vous ne savez pas toujours quand utiliser tu ou vous ? Perçons ensemble les mystères du tutoiement et du vouvoiement.

Tutoiement et vouvoiement, tu et vous en français, un cas unique ?

Et bien la réponse est non. Typique des langues indo-européennes, on retrouve ce cas de figure dans toutes les langues issues du latin telles que le portugais, l’espagnol, le roumain ou encore l’italien mais également dans les langues slaves comme le russe, l’ukrainien et le polonais mais aussi dans les langues germaniques en norvégien et en néerlandais par exemple, mais pas dans le monde anglophone où cette distinction a disparu !

Les grands principes

Le tutoiement et le vouvoiement relèvent de l’usage et de la politesse. Vous l’aurez compris, pour ne froisser personne, il est très important de se comporter correctement dans la société. Qu’il s’agisse du monde de l’entreprise dans le cadre de votre travail ou même de relations sociales en dehors du bureau, il est important de savoir quelle attitude et quelle marque respect adopter.

Tout d’abord, il faut garder à l’esprit que cette distinction n’est pas toujours naturelle pour les Français non plus et il n’est pas rare qu’une relation entre deux interlocuteurs passe par une phase de “vous-tussement”, c’est-à-dire une période où deux personnes oscillent entre le “vous” et le “tu”, n’ayant pas très clairement définie la nature de la relation ou l’ayant vue évoluer.

Ainsi, on utilisera le pronom “tu” lorsque l’on interagit avec un pair, c’est-à-dire une personne que l’on considère égale à nous-même dans le contexte professionnel par exemple. Cela pourrait être un collègue avec qui l’on partage un bureau. C’est également le pronom que l’on utilisera dans le contexte informel, lorsque l’on est présenté, par exemple, à un ami d’ami.

Le pronom “vous”, quant à lui, sera employé dans un contexte formel, envers un supérieur hiérarchique, un chef de service par exemple ou son patron, mais également lorsque l’on s’adresse à un interlocuteur plus âgé.

D’où la difficulté rencontrée lorsque l’on est présenté aux parents d’un amis quand on est un adolescent par exemple ou aux parents de noter conjoint lorsqu’on est adulte. Notre ami ou notre conjoint tutoiera naturellement ses parents, il est néanmoins attendu que l’on les vouvoie. Il est possible dans un temps parfois très réduit que les parents nous invite à les tutoyer mais ce moment peut aussi ne jamais arriver et on est alors tenu de les vouvoyer même des années après notre première rencontre.

De même, dans le contexte professionnel, un supérieur pourrait inviter ses subalternes à le tutoyer mais ce n’est pas automatique. Cas de plus en plus rare, il arrive qu’un chef tutoie ses collaborateurs alors qu’ils sont tenus de le vouvoyer, mais cela instaure alors un rapport de force très déséquilibré.

Vous voyez donc que même pour les Français, cet emploi reste un jeu d’équilibriste périlleux dans les rapports sociaux que l’on entretien avec ses interlocuteurs.

Comment éviter de les utiliser ?

Passons maintenant en revue quelques moyens d’éviter le tutoiement et le vouvoiement lorsque l’on n’est pas sûr de la marche à suivre. Tout d’abord, il convient de garder un ton neutre et donc d’utiliser un registre de langue standard : ni trop soutenu, ni trop familier. On s’efforcera ensuite d’éviter les verbes conjugués, qui font inévitablement ressortir les pronoms et les marques de conjugaison.

• Salut, comment ça va ? / Bonjour, comment allez-vous ?
=> Bonjour, ça va ?

• Ca s’est bien passé tes vacances ? / Comment se sont passées vos vacances ?
=> Comment c’était les vacances ?

• Tu as passé un bon week-end ? / Qu’avez-vous fait ce week-end ?
=> C’était bien ce week-end ?

• T’en penses quoi ? / Qu’en pensez-vous ?
=> Une remarque ou une suggestion ?

Parler français implique nécessairement de pratiquer sa prononciation. Quoi de plus frustrant que de tenter de communiquer mais qu’en dépit de tous ses efforts et de son grand savoir lexical et grammatical, on ne parvienne à se faire comprendre ! Venez découvrir dans notre article les spécificités des voyelles nasales du français, phonèmes caractéristiques de la phonétique de notre belle langue pour pouvoir vous livrer à des conversations à bâtons rompus avec des natifs sans difficulté !

La particularité des voyelles nasales du français.

Peu connus des apprenants, ces fameux phonèmes ne trouvent pas toujours grâce à leurs yeux. Et pourtant ! Je raconte toujours cette anecdote qui prouve l’impact et l’importance qu’a la réalisation correcte de ces sons : un ami britannique m’a annoncé un beau jour qu’il avait un cancer. Face à mon choc et à ma tristesse, celui-ci m’assure que je peux me joindre à lui si je le souhaite, mais qu’il ne me l’avait pas proposé car il ne me pensait pas intéressée par le jazz. Aaah ! Un CONcert.

Les voyelles nasales : une définition par la discrimination contrastive

Voyelles nasales : quésaco ? Elles sont au nombre de quatre en français. Cependant, l’une d’entre elles ne se prononce plus que dans le sud de la France et maîtriser les trois plus courantes suffisent pour pouvoir produire des énoncés compréhensibles par tous les francophones.

• Noté /ã/ dans l’alphabet phonétique international (api), ce son se prononce en ouvrant grand la bouche à la verticale comme si une catastrophe venait de se passer (il faut visualiser le tableau “Le cri” de Munch), comme un ‘A’, puis l’on fait passer l’air par le nez, c’est la nasalisation. Il peut s’écrire :
o ‘an’ comme maman
o ‘am’ comme chambre
o ‘en’ comme vent
o ‘em’ comme ensemble
o ‘aon’ comme paon

• Noté /ɛ̃/ en api, ce phonème se réalise en faisant un grand sourire, cette fois-ci, on ouvre la bouche à l’horizontal, on s’imagine prononcer un ‘I’, puis on fait passer l’air par le nez : on nasalise. Il peut s’écrire :
o ‘in’ comme matin
o ‘im’ comme impossible
o ‘yn’ comme synthèse
o ‘ym’ comme symbole
o ‘ain’ comme châtain
o ‘aim’ comme faim
o ‘ein’ comme plein
o ‘(i)en’ comme chien*

• Noté /õ/ en api, cette voyelle nasale se prononce en fermant presque complètement la bouche comme pour prononcer un ‘O’ fermé, puis on fait passer l’air par le nez (toujours cette fameuse nasalisation). Elle peut s’écrire :
o ‘on’ comme dans ballon
o ‘om’ comme dans ombre

• Noté /œ̃/ en api, ce phonème n’est prononcé plus que dans le sud de la France. Pour le prononcé, il faut s’imaginer prononcer un ‘E’ que l’on nasalise. Dans le reste du pays, les mots qui contiennent cette voyelle nasale sont prononcés comme un /ɛ̃/. Elle s’écrit :
o ‘un’ comme brun
o ‘um’ comme parfum
* La graphie ‘en’ se prononce /ɛ̃/ uniquement quand il y a un ‘i’ devant comme chien, politicien, collégien ou un ‘é’ comme européen, méditerranéen, lycéen.

Jouer avec les sons

Après la théorie, place au jeu ! Voilà une question qui devrait intéresser toutes les personnes qui ont pour objectif de mettre en pratique ces concepts avec des activités ludiques. Voici une série d’exercices faciles pour permettre l’assimilation de ces notions.

• Tout d’abord, il est nécessaire de distinguer les sons les uns des autres : c’est la discrimination auditive. On peut donc proposer des dictées de paires minimales dans un premier temps. Les paires minimales sont des mots qui ne diffèrent que d’un seul son. Se concentrer sur des mots courts permet une distinction claire du son étudié. On peut ensuite procéder à une lecture des mots qui contiennent le même phonème puis des paires minimales.

• On peut ensuite proposer de très courts textes qui contiennent beaucoup de voyelles nasales. Il faut alors repérer les voyelles nasales en soulignant les ã, encadrant les ɛ̃ entourant les ɔ̃. On peut enfin passer à la lecture du texte en étant très attentif à la prononciation des voyelles nasales.