Depuis maintenant de nombreuses années, La Rochelle s’investit et innove dans l’environnement et l’écologie afin de protéger son fragile littoral. Elle est aujourd’hui une référence et un exemple pour les autres villes en ce qui concerne le développement durable et l’écologie.

Le transport dans l’agglomération

Dès les années 1970 le maire de La Rochelle, Michel Crépeau, veut faire de sa ville une ville écologique et adopte une politique engagée et verte. Afin d’améliorer la qualité de l’air, mais aussi le confort de ses citoyens, Michel Crépeau décide de mettre en place la première zone piétonne de France et créera en 1997 la première “journée sans voitures” de France.
En 1976, toujours à l’initiative du maire, La Rochelle se voit doter d’un système de libre-service de vélos, puis très rapidement des bateaux électriques publics permettant d’aller du Vieux-Port à la médiathèque.
L’électrique est d’ailleurs au coeur des préoccupations de la commune puisque dès 1986 les Rochelais découvrent les premières “voitures propres”, principalement utilisées par les agents de la ville, avant la mise en place d’un parc de véhicules électriques en libre-service dès 1999. Est ainsi proposée une alternative aux voitures polluantes.
Mais ces innovations ne s’arrêtent pas là puisque l’agglomération est encore aujourd’hui la seule sur le territoire français à entreprendre la livraison de marchandises en véhicules électriques.

Une écologie urbaine

Quand Michel Crépeau, alors député de la Charente Maritime, arrive à la tête de la ville en 1971, l’époque n’est pas du tout à l’écologie ni à la protection de l’environnement et encore moins de l’Atlantique et pourtant sa première action sera d’annuler la construction d’une digue bétonnée, pourtant déjà bien avancée au niveau du port des Minimes.
Dans le même ordre d’idée, alors que le projet de construction immobilier de Villeneuve-les-Salines est en pleine étude, il décide de revoir complètement les plans et divise par trois la quantité de logements afin de protéger les marais présents aux alentours, mais aussi de remplacer ces espaces libres par des parcs et des lacs.

Et aujourd’hui?

Michel Crépeau était sans contestation un pionnier de la transition écologie en France. Mais qu’en est-il de sa commune aujourd’hui?
Les vélos en libre-service, appelés aujourd’hui “Yelo” se sont multipliés ainsi que les voitures et les bateaux électriques. Les bus roulent principalement au diester (biogazole) et des tests sont en cours enfin de mettre en place non plus des bateaux électriques, mais des bateaux fonctionnant à l’hydrogène. La zone piétonne s’étend de plus en plus, mais “la journée sans voitures” à malheureusement été abandonnée.
Cependant, la ville continue dans la lignée de la politique écologique instaurée par Michel Crépaux. Alors que de nos jours une partie de l’économie de La Rochelle repose sur le tourisme, elle cherche toujours à respecter l’environnement en développant le tourisme durable. Emerge aux quatre coins de la vie des gîtes zéro déchet, des hôtels, des chambres d’hôtes des auberges écoresponsables ou des campings adeptes du tourisme vert. Ces hébergements vont par exemple n’utiliser que de l’électricité issue des énergies renouvelables, se servir principalement d’objets d’occasion ou recyclés ou encore proposer des produits bio, locaux et fait maison.
Concernant les déchets, de nombreux magasins commencent à développer le vrac afin de limiter les déchets. La Rochelle espère ainsi réduire de 7% sa production de déchets d’ici 5 ans.
Par ailleurs, la commune a toujours encouragé et continue d’encourager le tri et le recyclage. Elle met notamment à disposition des habitants des conteneurs de collecte de vêtements tout en leur proposant des composteurs individuels pour stocker à domicile les déchets de jardin et de cuisine. Le centre de tri de l’agglomération est quant à lui ultra moderne et permet depuis 2017 de recycler toutes les sortes de plastiques qu’ils soient souples ou durs.